Publié dans Journal intime

Au revoir le groupe!

Quelques éléments de langage

Avant de dire au revoir à mon très cher groupe Facebook de parents solos, je tiens à préciser quelques définitions afin d’éclairer mes merveilleux lecteurs.

Groupe : Partie homogène d’un ensemble dans une classification…Selon le petit Larousse.

Groupe Facebook : Un groupe facebook fermé est un groupe virtuel pour lequel les utilisateurs de Facebook devront demander l’autorisation ou être invité par un utilisateur déjà membre. …

Cette introduction lexicale sera utile à certains lecteurs :

  • Ceux qui ne connaissent pas facebook (si si ca existe…hein Maman !)
  • Ceux qui auraient furieusement envie de se lancer dans une dissertation philosophique sur la notion de groupe (on sait jamais !)

Ma rencontre avec le groupe Facebook

C’est le 28 décembre 2016 à 23H30 très précisément que j’ai crée le groupe parent solo Avignon dit « PSA » seule devant mon ordi. Et bien, c’était finalement extrêmement simple techniquement. Mais après, rien de magique ! Deux jours de travail intensif et de recrutement avec l’aide de Samuel puis d’autres aventuriers rencontrés virtuellement le jour même.

Une première soirée le 31 décembre entre 7 parents solos motivés! 150 membres au compteur… ! En une semaine, la mayonnaise avait pris.

Galvanisés par cette réussite, nous avons désiré en faire profiter le plus grand nombre. Le groupe Facebook est une fabuleuse opportunité de rencontres entre parents solos. D’abord Nîmes (PSN), puis Aix, Montélimar, ou encore Montpellier, nous souhaitions inonder la Provence de notre bonheur de vivre.

L’état de grâce de l’effet de groupe

Moi, petite parisienne exilée, seule et quittée dans le sud…. (déprime…). Je revivais!

  • Passer en deux semaines de 4 à 40 « supers copines ».
  • Ne plus être l’Ovni du village et  me surprendre à être populaire.
  • Je n’étais plus incomprise et devenait malgré moi le leader de la monoparentalité locale.

Finalement, c’était les autres, les « en couples » qui devenaient has been tellement il était bon de se retrouver tous les week end pour des rires, faire la fête et se rencontrer.

Je me suis sentie entourée, fière, et tellement heureuse de contribuer un petit peu au bien être de mes congénères. J’ai senti des ailes poussées dans mon dos. Je suis devenue invincible et tellement heureuse. Et puis, je faisais partie d’un groupe, d’une communauté, et rien de mal ne pouvait m’arriver tant ce sentiment d’appartenance était fort.

PSA était mon bébé, ma maison, mon amour, mon inspiration et mon ambition.

Les effets pervers de l’effet de groupe Facebook

Les jours, les semaines et les mois ont passé. Alors, je crois que je me suis lassée. Je me suis extraite de cette homogénéité que nous avions façonnée. Et ce qui me faisait rire il y a quelques mois m’ennuyait maintenant. Plus le groupe grossissait moins il me correspondait. Quelques luttes de pouvoir, quelques mesquineries, et deux ou trois hypocrisies ont eu raison de ma candeur.

Alors j’ai voulu prendre un peu de recul et me mettre dans l’ombre. Toujours passionnée par le projet mais fatiguée de l’effet grégaire du groupe. Mon côté solitaire a doucement repris sa place.

Mon couple m’a davantage intéressé, mes centres d’intérêts sont redevenus ceux des « en couple » et l’envie de faire la fête s’est estompée pour laisser place à l’envie de refaire des soirée familiales ou des diners calmes à la maison.

Donc, j’aurai dû partir à ce moment-là. Mais c’était mon bébé et qui abandonnerai son bébé ? Mais j’aurai du partir plus tôt et je l’ai payé. J’aurai du être moins passionnée, plus lisse, plus détachée mais quiconque me connait sait à quel point cette entièreté qui me caractérise s’impose à moi. Cette entièreté et cette sensibilité qui est souvent perçue comme une qualité peut rapidement devenir défaut tant elle est absolue. Il n’y avait rien à faire, je ne lâchais pas mon bébé et je refusais de sacrifier ma sincérité sur l’hôtel de la popularité.

Et puis, le temps a fait son œuvre.

J’ai fait le deuil. J’ai digéré, j’ai lâché prise, j’ai pardonné et j’ai tourné la page. C’est donc avec un immense bonheur que je quitte le groupe et vous dis « au revoir ». Non pas un bonheur cynique comme le penseront peut être certains mais le bonheur de passer enfin à autre chose. Un bonheur libératoire. Le bonheur d’avoir grandie et de ne plus avoir besoin de ça. Le bonheur d’avoir appris à perdre des choses ou des gens qui m’étaient chers. C’est un soulagement de pouvoir confier ce bébé à d’autres qui feront mieux que moi. Je suis heureuse d’avoir fait votre rencontre. Et je me réjouis chaque jour de la plus fabuleuse de ces rencontres. Je suis apaisée d’accepter enfin de pas pas tout contrôler et de vous quitter.…pour peut être un jour mieux vous retrouver.

Je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont permis de prés ou de loin cette aventure et plus particulièrement les plus justes d’entre elles.

La page Pasisolo continue d’exister dans un esprit large et ouvert

Je vous souhaite tout le bonheur du monde et vous dis à bientôt…

Auteur :

Maman solo dynamique de 2 enfants de 5 et 8 ans très bientôt recomposée. Je m'intéresse au blogging sur la monoparentalité, la famille recomposée et l'éducation

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