Publié dans Journal intime

Famille recomposée: J-7

J-7 avant l’aventure de la famille recomposée

Dans une semaine, on recompose. Dans une semaine, c’est le grand jour. Le grand saut vers l’inconnu. Dans une semaine, on déménage et on devient officiellement une famille recomposée.

J’ai du mal à réaliser que dans 7 jours, je vais m’installer avec toute la tribu dans notre nouvelle maison à la campagne. Disons qu’entre le boulot, la gestion des enfants en mode maman solo, la préparation des cartons, le succès incroyable de mon blog (NDLR: si si je vous assure !), j’ai du mal à trouver le temps pour me poser des questions existentielles.

Le stress de la recomposition familiale

Et pourtant. Mes dernières nuits plutôt agitées me renseignent sur mon taux de cortisol croissant. Le stress est bel et bien là tapis dans l’ombre…

Stressée ? Moi ? Pourquoi ? Jamais !

Je veux dire, ce n’est pas comme si c’était dans ma nature ! En vérité, je vous le dis, tout le monde sait que je suis une anxieuse chronique. Mais là j’estime avoir de bonnes raisons. Qui n’a pas un peu stressé à la veille d’écrire une nouvelle page de sa vie? Qui n’a pas ressenti quelques sueurs nocturnes à la veille de se lancer dans la fabuleuse aventure de la famille recomposée.

Mais soyons précis et prenons du recul pour analyser objectivement mes craintes :

C’est peut-être parce que finalement, aller vivre à la campagne, je le sens moyen:

Passer d’un super appartement de centre-ville à une maison à 30 km de tout bar à vin potable, ça risque d’être crispant pour l’ex parisienne que je suis.

J’aime la campagne et la nature. Je me réjouis d’acquérir quelques poules, de me lancer en apiculture amateur, de conceptualiser un potager ou d’avoir un trampoline dans le jardin.

Mais le concept de charger mon caddie pour la semaine à l’Hyper Hyper gros du coin, de ne pas pouvoir aller acheter ma baguette à pied ou encore de devoir prendre la voiture pour aller au cinéma, ça me parait insurmontable.

Alors, oui, je sais ! A vos yeux, je suis une bobo parisienne. Mais bon ! Demandez à un provençal pure souche si il serait prêt à vivre dans un 30m2 et à prendre le métro tous les jours. C’est une question d’habitude…de mode de vie. On ne se refait pas et nos conditionnements ont la dent dure.

C’est peut-être parce que je réalise que gérer cinq enfants, c’est plus tout à fait deux:

J’aime mes enfants plus que tout et pourrai passer des heures à les observer grandir, rire, vivre… Mais de préférence en silence!

Mes enfants n’ont rien à voir avec ceux d’Instagram. Bien sur, ils sont encore plus beau ! Mais question volume sonore et energie, ils se posent là. Je dirai que je manque trop souvent cruellement de patience et il m’arrive de peter un câble (intérieurement) bien trop souvent.

Alors quand je me projette avec le bruit d’un seul fois 5, la cuisine fois 5, la rébellion fois 5, les « c’est trop nul !» fois 5, les douches fois 5 et « allez steplait… ! » fois 5 : j’avoue je flippe. Mais bon, nous serons deux et au calme dans notre petite bourgade une semaine sur deux. C’est l’avantage des familles recomposées!

C’est peux être parce que j’ai déjà raté une fois

On ne s’engage pas dans une famille recomposée comme on s’engage dans son premier mariage à 25 ans.

A bientôt 40 ans, on sait !

On sait que ça va pas être tout rose, on sait qu’il y aura des embuches, on sait que dés fois on aura envie de tout quitter. On sait surtout que ça peu foirer…encore une fois. On ne s’engage plus la fleur au fusil. Même si on a des étoiles dans les yeux, on envisage toute les hypothèses et les plans B en cas de fin.

Et on a peur, beaucoup plus que la première fois. On a peur de l’échec car on le sait possible. On a peur de faire subir une nouvelle séparation à nos enfants, ou de connaitre encore une fois la mélancolie du désamour. Bref, on sait ou l’on met les pieds.

Peux être parce que finalement j’aime bien aussi ma solitude:

Celle solitude de maman solo qui me pesait, j’ai fini par l’apprivoiser au fil des mois et des années. J’ai peur aujourd’hui que cette solitude me manque.

Le besoin de silence, la liberté de ne pas s’épiler, de manger de la crème de marron dans mon lit, d’écrire mon blog sans devoir parler à personne… Tant de moments dont j’ai peur de manquer. Je ne veux pas non plus perdre cette tendre complicité avec mes enfants. Notre trio infernal rigolait bien quand même. Je vais tellement regretter nos petits secrets du jeudi soir.

Bref, la liste est longue mais toutes ces craintes sont balayées par l’immense bonheur que je ressens de me lancer, de nous lancer, dans cette fabuleuse aventure de la famille recomposée.

 

Auteur :

Maman solo dynamique de 2 enfants de 5 et 8 ans très bientôt recomposée. Je m'intéresse au blogging sur la monoparentalité, la famille recomposée et l'éducation

Un commentaire sur « Famille recomposée: J-7 »

  1. Malgré les peurs l’angoisse du bruit à plusieurs ici 4 sa fait le même bruit que 2 j’en reste encore bouche b, bon le reste vive l’organisation même si de base je suis de nature pas du tout du tout organisé ben je me m’organiser et arrive à effectuer les douches et le coucher en un temps record (pas le 1er soir ou monsieur n’était pas là avec 4 m’occupe et le piege de l’histoire super longue😂).

    Merde pour cette dernière ligne droite. Et plein songe à investir dans un perroquet tu verras ça peu servir 🤣.

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