Publié dans Journal intime

Ma crise de la quarantaine à moi

Ma crise de la quarantaine à moi

Je suis débordée

Cela fait maintenant deux semaines que je n’ai pas posé sur mon écran mes dernières pensées ou les derniers événements familiaux. Et pour cause! Je crois bien que je fais ma crise de la quarantaine. Elle n’est pas sexuelle mais existentielle.

Je suis fatiguée. J’ai le sentiment que je n’arrive pas à mettre de l’ordre dans ma vie. C’est assez difficile à expliquer. Je me sens débordée.

Débordée par mes enfants qui sont la traduction exacte de l’expression « avoir le diable au corps », par mon boulot, par mon appartement qui n’en finit pas de se mettre en quatre pour foutre le bordel, par mes émotions, par mon accroissement pondéral … La liste est longue, trop longue… Je me sens noyée.

Le Burn out point son nez

Ces deux dernières semaines ont été marquées par mes 39 ans, les 8 ans de mon fils, les 5 ans de ma fille, un défi professionnel usant, l’officialisation de mon divorce, des déplacements, des travaux pas terminés, des fêtes de belle famille en veux-tu en voilà…  Il faut ajouter à cela toute la culpabilité de ne pas faire ce que je n’ai pas eu le temps de faire.

Burnout ? C’est comme ça que ça s’appelle ? Non, non et non ! Pas le droit ! Trop de trucs à faire, à gérer et à penser. Un arrêt maladie ? Moi jamais ! Une défaillance ? Un peu d’indulgence avec moi-même ? Ça va pas non ! Une mauvaise nuit de sommeil et ca repart.

Je m’égare… On va vraiment finir par croire que je suis au bord du suicide. Je tiens à rassurer ma famille qui me lie assidument, ce n’est pas le cas. Je suis juste extrêmement fatiguée.

Je me demande en regardant en arrière à quel moment précis, j’ai loupé le créneau pour m’occuper de moi. En fait je n’ai rien loupé. J’ai juste pas été capable de m’imposer le vital, je n’ai pas su m’écouter, je n’ai pas su dire non ! Et là je flanche. Dans un an j’aurai 40 ans. L’heure est venue de faire ma crise de la quarantaine! Ma crise de la quarantaine existentielle.

Maman solo by working girl

Je suis dans un train qui me ramené de Paris. Il est 21H17. Pourtant cette semaine, j’ai les enfants et par chance je m’entends assez avec leur père pour qu’il accepte de me dépanner quand mon boulot prend le dessus sur mon organisation de maman solo.

Ça m’a fait de la peine ce matin de les quitter. Une peine que seuls les parents séparés peuvent comprendre. Alors que n’importe qui vous dirait : « Ca va ! C’est pas un drame  de pas voir ses enfants une soirée dans la semaine ! » Mais si on considère que l’on n’en n’a que 15 des soirées dans le mois et bien ca fait encore une en moins.

Alors, je questionne cette vie de femme active, de working girl de Province qui m’isole finalement plus qu’autre chose. Il faut dire que si un poste à responsabilité constitue une fierté dans les grandes villes. Ici, j’ai l’impression de devoir m’excuser d’exercer mon métier et de devoir minimiser la nature de mes fonctions  pour ne pas passer pour une vantarde.  Cette vie pourtant m’apporte son lot d’adrénaline et d’estime de moi-même, c’est vrai ! Mais elle ne me laisse que peu de temps pour l’essentiel.  Elle m’éloigne de mes enfants, de mes idéaux, de mes rêves…et ne me propose finalement pas de perspective.

Parfois je regrette de ne pas être cette parisienne pleine d’élégance que je croise dans le métro. Je regrette d’avoir quitté Paris et sa vivacité. Cette femme qui est certainement mariée avec un jeune et beau cadre brillant . Cette femme dans le métro qui parle de sa future mutation à Tokyo et de son Week end à Rome. Cette femme  qui semble sortir d’un magazine de mode bohème sans le faire exprès. Cette femme dont la vie semble si parfaite et qui est si belle sans le savoir. Cette femme qui ne semble pas cumuler les névroses et dont les ongles faits ne traduisent pas d’anxiété particulière. Mais même cette femme fera, elle aussi, sa crise de la quarantaine!

Moi: ménagère de moins de 50 ans?

A d’autres moments j’aimerai tous envoyer valser pour reprendre mes études. Faire un métier qui a du sens même s’il me faut accepter de décroitre. Passer plus de temps avec mes enfants. Cuisiner, faire un potager et fabriquer mon miel. Prendre soin de moi et de mon corps. Vous voyez! La femme épanouie dans son foyer..

Mais j’ai tellement peur de m’ennuyer. Cette vie de ménagère me gonfle. Je ne veux pas résumer ma vie aux activités sportives des enfants, aux fêtes de familles et à la tonte de la pelouse le Week end. J’ai peur de virer grosse et moche en cycliste léopard. Et je suis sur la bonne voie à en croire ma balance et ma garde-robe.

Hop Hop Hop, on se ressaisit. Mon horoscope me l’a dit ce matin. Ce que je vais entreprendre, je vais le réussir alors à quoi bon ruminer. Entre ces deux scénarios, il doit bien y avoir une troisième voie.

Et c’est décidé ! Je la trouverai et je ferai taire cette vilaine crise de la quarantaine.

Auteur :

Maman solo dynamique de 2 enfants de 5 et 8 ans très bientôt recomposée. Je m'intéresse au blogging sur la monoparentalité, la famille recomposée et l'éducation

5 commentaires sur « Ma crise de la quarantaine à moi »

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