Not do list

Ma « Not Do List »

« Not Do List » – La définition :

« Not Do List » est une expression de mon invention (enfin je crois) qui consiste à regrouper dans une liste les trucs que j’aurais dû ou que j’aurais aimer faire mais que je n’ai pas fait ! En gros, c’est la mise en échec total de la fameuse « to do list ».

Les causes peuvent être diverses : procrastination, changement de programme imposé par un imprévu, débarquement inopiné de la famille, gastro du petit dernier ou manque réel de temps (si si je vous assure)…..  Bref, autant de causes possibles qui transforment une « to do list » en « Not do list » contre notre belle volonté.

Mois de juillet overbooké

Dire que mon mois de juillet a été bien rempli est un doux euphémisme. Je ne crois pas avoir déjà été aussi débordée de ma vie qu’en ce mois de juillet 2018. La longue liste de ma « to do list » ferait pâlir n’importe laquelle des pseudos coachs en organisation. Oui oui! Celles que tu trouveras sous le hashtag #débordée sur Instagram. Je les mets au défi de m’expliquer comment gérer tout ça avec des journées de 24H :

  • Nettoyer et remettre en « mode magasine déco » mon appartement Airbnb tous les 3 jours,
  • Peindre la chambre des filles, la cuisine, poser du carrelage métro, et nettoyer à fond la terrasse de ma nouvelle maison,
  • Acheter des meubles en précipitation parce qu’une demi table, 2 chaises et un banc cassé, c’est un peu juste pour sept à la maison,
  • Régler le doux travail administratif généré par notre prêt immo,
  • Faire des semis pour tenter d’avoir 3 salades en Octobre (oui je sais, ça j’aurai pu me l’éviter),
  • Plier 3 semaines de linge de toute la tribu en retard,
  • Ramasser tous les jours les crottes du putain (NDLR colère) de chien de Samuel (et oui c’est plus le mien du coup…) dans mon nouveau jardin,
  • Etre patiente avec mes enfants car ils m’ont manqué pendant deux semaines,
  • Travailler ! Ah oui ! J’oubliais ! J’ai un job prenant qui a nécessité 2 ou 3 allers/retours à Paris dans le mois,
  • Les courses !!! Il faut bien se nourrir !!!!
  • Et là, je vous passe les détails (la route, les repas, l’arrosage, gestion des bains, gestions des bagarres entre les enfants,  gestions des bagarres entre les animaux… etc…etc…

 

Travaux dans notre future cuisine
Travaux dans notre future cuisine

Alors !!!! J’attends !

Elles sont belles toutes ces coachs à deux francs qui bossent pas (pour de vrai je veux dire) et qui t’expliquent comment t’organiser à l’arrivée de ton deuxième enfant parce que c’est vraiment trop dur d’allaiter en devant gérer le premier !

                  #mamandébordée mon cul ! ….PFFFFF !!!!!      Fais une To Do List pour t’aider… (Trop niais!)

 

Ma Not Do List

Je suis fatiguée et je n’ai pas fait la moitié des trucs que je voulais ou devais faire. Ma Not Do list grandit à vue d’œil et la bascule en to do list  qui doit normalement s’opérer me parait déjà compromise pour Aout.

Mais bon je vais mettre ma « Not do list » par écrit histoire de me remémorrer que si j’avais du temps je ferai ca :

  • M’occuper de mes ongles de pied : une photo vaut mieux qu’un long discours.
Pieds abandonnées
Mes pieds après un mois d’abandon total
  • Organiser mon WE en Ecosse
    • Oui oui, on espère pouvoir s’accorder 3 jours de vraies vacances dans l’été (le luxe quoi !). Et l’Ecosse si loin, si perdue, si verte, si moutonneuse et si calme nous parait un bon plan. D’autant plus si j’ai le temps d’acheter un billet d’avion et de trouver un hotel.
  • Enchainer ma série du moment : la servante écarlate
    • Quand tu découvres une série à te couper le souffle mais que tu es contente si tu arrives à te faire un épisode par semaine. Quelle frustration ! Je rêve d’enchainer les épisodes et d’avancer cette superbe intrigue cloitrée dans mon lit pendant 48 heures.
  • Cuisiner le poulet qui est dans mon frigo depuis une semaine :
    • Ah non ! Trop tard !
  • Prendre le temps d’acheter des meubles autrement :
    • Je veux dire regarder, essayer, flâner, comparer et kiffer. Au moins sur Pinterest histoire de te projeter 5 minutes. En ce moment ça fait plutôt compulsif comme truc !
  • Acheter une voiture 7 places :
    • On parle pas d’une baquette de pain là. Le budget n’étant pas tout à fait le même, j’apprécierai d’avoir plus de 5 minutes pour choisir entre bien blanche ou bien dorée.
  • Lire les magasines que j’ai acheter dans le train :
    • Confère ma publication Instagram du 13 juillet 2018. Je n’ai toujours pas ouvert les précieuses lectures
magazines en attente de lecture
magazines en attente de lecture
  • Ecrire un bel article :
    • Oui on en parle ! C’est bien la peine d’avoir un blog si c’est pour rien mettre dessus. Quelle frustration de ne pas avoir le temps d’écrire tous les articles que j’ai en tête :
      • Les travaux… la fin d’un couple,
      • Le début de la famille recomposée…Les emmerdent commencent,
      • La nécessaire organisation militaire  des taches ménagères dans une famille nombreuse… (LOL)!
      • Le pourquoi du potager ? Oui au fait, pourquoi?
      • L’éloge de la solitude
      • Je déteste les grands repas du midi
      • …… J’ai trop envie d’écrire, je vais pleurer…
  • Dormir dans mon appartement sur Avignon comme si je n’avais rien d’autre à faire :
    • Retrouver ce doux sentiment de calme, flâner en ville, boire un verre à l’Ampellos
  • Tester ma piscine :
    • Oui oui, je sais pas encore si l’eau est bonne.

Ca y est j’ai finit

Bon aller j’arrête là mais la liste pourrait être bien plus longue. Et oui, je suis dans le train qui me ramène sur Avignon depuis ma journée de travail sur Paris et j’ai enfin le temps d’écrire un truc pour le blog. Et comme ma frustation est grande de ne pas pouvoir écrire plus, je vous fais un article de 20 kilomètres.

J’entends déjà Samuel : « C’est bien mais un peu long ! ». Pas grave ! je me lache, c’est mon moment à moi !

Famille recomposéé

Famille recomposée: J-7

J-7 avant l’aventure de la famille recomposée

Dans une semaine, on recompose. Dans une semaine, c’est le grand jour. Le grand saut vers l’inconnu. Dans une semaine, on déménage et on devient officiellement une famille recomposée.

J’ai du mal à réaliser que dans 7 jours, je vais m’installer avec toute la tribu dans notre nouvelle maison à la campagne. Disons qu’entre le boulot, la gestion des enfants en mode maman solo, la préparation des cartons, le succès incroyable de mon blog (NDLR: si si je vous assure !), j’ai du mal à trouver le temps pour me poser des questions existentielles.

Le stress de la recomposition familiale

Et pourtant. Mes dernières nuits plutôt agitées me renseignent sur mon taux de cortisol croissant. Le stress est bel et bien là tapis dans l’ombre…

Stressée ? Moi ? Pourquoi ? Jamais !

Je veux dire, ce n’est pas comme si c’était dans ma nature ! En vérité, je vous le dis, tout le monde sait que je suis une anxieuse chronique. Mais là j’estime avoir de bonnes raisons. Qui n’a pas un peu stressé à la veille d’écrire une nouvelle page de sa vie? Qui n’a pas ressenti quelques sueurs nocturnes à la veille de se lancer dans la fabuleuse aventure de la famille recomposée.

Mais soyons précis et prenons du recul pour analyser objectivement mes craintes :

C’est peut-être parce que finalement, aller vivre à la campagne, je le sens moyen:

Passer d’un super appartement de centre-ville à une maison à 30 km de tout bar à vin potable, ça risque d’être crispant pour l’ex parisienne que je suis.

J’aime la campagne et la nature. Je me réjouis d’acquérir quelques poules, de me lancer en apiculture amateur, de conceptualiser un potager ou d’avoir un trampoline dans le jardin.

Mais le concept de charger mon caddie pour la semaine à l’Hyper Hyper gros du coin, de ne pas pouvoir aller acheter ma baguette à pied ou encore de devoir prendre la voiture pour aller au cinéma, ça me parait insurmontable.

Alors, oui, je sais ! A vos yeux, je suis une bobo parisienne. Mais bon ! Demandez à un provençal pure souche si il serait prêt à vivre dans un 30m2 et à prendre le métro tous les jours. C’est une question d’habitude…de mode de vie. On ne se refait pas et nos conditionnements ont la dent dure.

C’est peut-être parce que je réalise que gérer cinq enfants, c’est plus tout à fait deux:

J’aime mes enfants plus que tout et pourrai passer des heures à les observer grandir, rire, vivre… Mais de préférence en silence!

Mes enfants n’ont rien à voir avec ceux d’Instagram. Bien sur, ils sont encore plus beau ! Mais question volume sonore et energie, ils se posent là. Je dirai que je manque trop souvent cruellement de patience et il m’arrive de peter un câble (intérieurement) bien trop souvent.

Alors quand je me projette avec le bruit d’un seul fois 5, la cuisine fois 5, la rébellion fois 5, les « c’est trop nul !» fois 5, les douches fois 5 et « allez steplait… ! » fois 5 : j’avoue je flippe. Mais bon, nous serons deux et au calme dans notre petite bourgade une semaine sur deux. C’est l’avantage des familles recomposées!

C’est peux être parce que j’ai déjà raté une fois

On ne s’engage pas dans une famille recomposée comme on s’engage dans son premier mariage à 25 ans.

A bientôt 40 ans, on sait !

On sait que ça va pas être tout rose, on sait qu’il y aura des embuches, on sait que dés fois on aura envie de tout quitter. On sait surtout que ça peu foirer…encore une fois. On ne s’engage plus la fleur au fusil. Même si on a des étoiles dans les yeux, on envisage toute les hypothèses et les plans B en cas de fin.

Et on a peur, beaucoup plus que la première fois. On a peur de l’échec car on le sait possible. On a peur de faire subir une nouvelle séparation à nos enfants, ou de connaitre encore une fois la mélancolie du désamour. Bref, on sait ou l’on met les pieds.

Peux être parce que finalement j’aime bien aussi ma solitude:

Celle solitude de maman solo qui me pesait, j’ai fini par l’apprivoiser au fil des mois et des années. J’ai peur aujourd’hui que cette solitude me manque.

Le besoin de silence, la liberté de ne pas s’épiler, de manger de la crème de marron dans mon lit, d’écrire mon blog sans devoir parler à personne… Tant de moments dont j’ai peur de manquer. Je ne veux pas non plus perdre cette tendre complicité avec mes enfants. Notre trio infernal rigolait bien quand même. Je vais tellement regretter nos petits secrets du jeudi soir.

Bref, la liste est longue mais toutes ces craintes sont balayées par l’immense bonheur que je ressens de me lancer, de nous lancer, dans cette fabuleuse aventure de la famille recomposée.