Atelier rempotage epicurium

L’Epicurium de Montfavet à Avignon avec les enfants

L’Epicurium d’Avignon : on se laisse tenter…

Ça fait bien 10 ans que je suis dans la région et que je connais l’existence de l’Epicurium d’Avignon. Je dois bien avouer que ça ne m’a jamais vraiment tentée. Je ne saurai pas dire pourquoi. D’abord, je m’imaginais que ce musée du végétal  était un énième marché producteur ou encore  un atelier thématique pour les « parisiens » qui ne sauraient pas faire la différence entre une courgette et un poivron. Bref, rien ne me destinait à m’y rendre. Mais j’ai fait la rencontre au Halles d’Avignon d’une ambassadrice du lieu qui a su détruire mes idées préconçues. Elle m’a convaincu de passer faire un tour à l’occasion et d’organiser une visite de l’épicurium avec les enfants.

Cette semaine fut la bonne. Deux jours fériés et un mercredi, il me fallait un programme de choc pour éviter le saccage de mon appartement par mes deux petits monstres en cage. J’ai réussi à caler la visite de l’Epicurium entre un cours de gym et un tour au manège.

Coté verger : balade au milieu des arbres fruitiers

On a commencé par tourner un peu car il faut bien dire que le lieu est mal indiqué. On se pense sur le  parking de Naturex et non au porte de cet univers végétal. Le parking est désert… L’inquiétude monte en moi!

Je repère une petite porte et une hôtesse très agréable me confirme que nous sommes au bon endroit. Elle nous invite à nous rendre coté verger pour démarrer par une activité de rempotage pour les petits.

On ne peut pas imaginer depuis le parking ce petit sentier fleuri et agréable qui nous permet de découvrir avec les enfants les différentes essences d’arbre fruitier de la région (abricotier, cerisier, vigne, amandier, pommier….). Chaque arbre est présenté par un petit texte simple et accessible aux enfants.

Chemin dans le verger de l'Epicurium

Un peu plus loin dans le chemin, un parcours sensoriel invite mes deux maraîchers en herbe à quitter leurs chaussures pour tester les sensations de marche pieds nus sur différents types de sol: rigolade assurée. Un ou deux virages plus loin, une serre abrite une multitude de fraises bien rouges et des boutures.

Mais revenons à notre atelier:  Cela n’aura pas duré très longtemps mais les enfants ont pu observer des jeunes pousses de basilic, de thym, de ciboulette et de menthe. Ils ont pu les rempoter et mettre de la terre partout. Sur les conseils de notre hôtesse, ils se sont montrés méticuleux et concentrés pour avoir le droit de ramener le fruit de leur petit pot à la maison. Je ne vous dis pas avec quelle fierté ils expliquent que cette ciboulette et que ce thym sont les fruits de leur travail.

Rempotage à l'Epicurium

La visite du verger se termine par l’observation d’une vaste ruche vitrée. Elle permet d’observer des milliers d’abeilles au travail. Je donne un petit cours de culture générale sur la fabrication du miel et sur l’importance de la sauvegarde des abeilles. Compte tenu de mon cadeau d’anniversaire (pour mémoire une ruche), c’était de bonne augure et les enfants ont été très attentifs.

Coté musée: le plaisir des ateliers sensoriels

J’ai vraiment été très agréablement surprise par cette partie. Plutôt habituée à la cité des sciences à Paris, je ne m’attendais pas au miracle. Mais bien au contraire, ce musée est certes petit mais on ne peut plus adapté aux enfants. Chaque atelier est simple, accessible et intéressant. Les ateliers sont participatifs et font appel aux cinq sens. La simplicité des explications et des jeux permettent de retenir l’attention des enfants d’avantage. Meme Automne, qui n’a pourtant que 5 ans a regardé  une vidéo sur la mise en sachets de la salade Florette. Gaspard, quant à lui, a super bien retenu les sept familles de légumes. Il m’organise depuis des devinettes à la maison.

Atelier sensoriel Epicurium

Bref c’est petit mais très bien pensé!

Coté potager: Le plaisir des sens

La encore, que du bonheur! Les enfants ont pu observer tout un tas de légumes en terre comme des artichauts et des asperges. Ils ont pu froisser sous leur doigts les différents types d’herbes aromatiques pour savourer la richesse des odeurs de mère nature. Ils ont même pu goûter au passage quelques fleurs comestibles comme le bleuet.

Potager Epicurium

.Comme on dit dans la région ils se sont régalés.

On reviendra volontiers musée du jardin

En résumé, on conseille à mort! C’est vraiment très chouette même si comme ça sur le papier ca fait pas rêver et qu’on se demande sur le parking ce qu’on fait ici. Que vous soyez du coté d’Avignon ou en vacances dans la région, Autome et Gaspard vous le recommande.

J’ai récupèré le programme car il semblerait que l’Epicurium organise des ateliers pour adultes autour de la cuisine et des ateliers pour enfants pendant les vacances scolaires.

Nous c’est sûr on reviendra!

Jusqu'a quel age peut on avoir un enfant?

Jusqu’à quand peut on avoir des enfants?

Jusqu’à quel âge peut-on avoir des enfants ?

C’est la question que j’ai posée à ma gynéco lors de ma dernière visite de routine. La salle d’attente était blindée de femmes enceintes radieuses et je les enviais. Je revoyais toutes les fabuleuses étapes de la maternité. Qu’est-ce que j’ai aimé être enceinte, accoucher, allaiter, devenir et être mère….

Ma petite voix intérieure reprend le dessus pour me rappeler que je viens précisément pour renouveler ma contraception. Mais quand même… Cette question me trotte dans la tête.

Pourrai-je de nouveau être maman ?

La réponse du médecin est claire et biologique : « Techniquement, oui bien sûr. Ça sera faisable avant 42 ou 43 ans et après un peu plus difficile mais pas impossible. Vous avez 39 ans, il vous reste un peu de temps » …Ouf !

La réponse de la femme qui affiche à peu près mon âge : « Vous en avez déjà deux et c’est quand même plus difficile de retourner dans les couches à notre âge. Imaginez ! Gérer une crise d’ado à pas loin de la soixantaine » … Vu sous cet angle…

Pourtant, ça fait tellement envie. Je ne sais pour quelle raison, mais alors que je ne m’intéressais pas aux enfants des autres il n’y a pas si longtemps, je me mets à craquer devant tous les bébés qui me passent sous le nez. Mais c’est bien d’un enfant dont nous parlons, pas d’une glace au chocolat ou d’une paire de chaussure. L’envie n’est pas un argument suffisant pour se lancer de nouveau dans l’aventure de la maternité.

Cette salle d’attente m’a conduit à me poser la question assez sérieusement pour me sentir un peu en deuil en ce moment. Car oui, je vais avoir 40 et non je n’aurai plus d’enfant.

  • D’abord parce que justement je vais avoir 40 ans et que je n’ai, en effet, pas envie d’avoir un ado à 55 ans
  • Parce qu’avec ma famille recomposée, nous en cumulons déjà 5 et que ce n’est déjà pas mal.
  • Parce que j’ai trop peur à l’idée de devenir maman solo avec des enfants de pères différents
  • Parce que c’est quand même bien de pouvoir rester en amoureux une semaine sur deux
  • Parce que les décalages d’âges sont difficiles à gérer au quotidien
  • Parce que c’est une énorme responsabilité de plus à porter

Alors pourquoi suis-je envieuse à ce moment précis ?

Je crois que c’est à cause du temps qui passe.

Comme l’écrit la chanteuse Rose dans une de ses chansons : « Au lieu de vivre, je me souviens ».

Réaliser qu’on n’aura plus d’enfant, c’est réaliser qu’on n’est plus tout à fait jeune. Réaliser que nos bébés grandissent et s’éloignent un peu plus de jours de jours. Réaliser que nous ne rattraperons jamais le temps perdu. Réaliser que nous ne réparerons jamais les erreurs du passé. Juste réaliser que ce qui a été ne sera plus.

C’est peut-être ma crise de la quarantaine mais ce deuil de l’idée d’avoir un autre enfant fait écho à ma recherche de sens. Je veux vivre et ne plus perdre de temps. Je veux profiter de chaque instant et surtout de mes enfants. Mes ambitions passées me paraissent tellement creuses aujourd’hui.

Le sens de ma vie à cet instant est sous mes yeux : mes enfants, ma famille mon amour et cet étrange besoin de simplicité.