10 raisons de se lancer dans un potager

Les 10 vraies bonnes raisons pour vous lancer dans un potager

J’aime trop mon potager

Voilà plusieurs semaines maintenant que je vis à la campagne et que je me suis lancée dans mon potager. Plusieurs semaines aussi que je vous gonfle avec mes photos de salades et de courgettes.

Je dis ça, parce que s’il y a bien un truc qui est sûr, c’est que moi la première, je n’en ai strictement rien à cirer des photos de bols de céréales de mes collègues influenceuses. Alors comment puis-je croire un seul instant que mes ravissants pieds de betterave filtrés façon Instagram vous fassent vibrer autant que le nouveau sac de Caroline Receveur ? Comment puis imaginer que vous, derrières vos écrans, vous puissiez kiffer la life devant une motte de terre de mon potager ou un sachet de graine de navet ?

Qu’à cela ne tienne ! Je vais vous convaincre ! Vous influencer à grand coup de prosélytisme potagé. Je vais vous livrer les 10 vraies bonnes raisons pour se lancer dans un potager.

Je précise ici, pour ma mère surtout, que pour les besoins de l’article j’ai inventé le verbe potager et sa déclinaison en adjectif.

10 vraies bonnes raisons pour se lancer dans un potager

  • Ca occupe

Pour quelqu’un qui n’a le temps de rien, cette première motivation peut paraitre saugrenue. Mais pendant que tu potages, tu ne fumes pas, tu ne bois pas l’apéro, tu ne scotchs pas sur les réseaux sociaux, tu te concentres sur autre chose que tes problèmes de boulot… Bref quand tu potages, tu mets un peu de côté tes mauvaise habitudes et ça te fais pas de mal….

  • C’est jolie un potager

Il y a potager et potager mais cette activité peut être hautement créative. En balcon, en carré, suspendue… Rouge, vert, jaune, orange, mauve…. La palette des possibles est infinie. Un potager peut constituer à lui seule une véritable œuvre d’art végétale.

Jolie potager sur un balcon
Jolie potager sur un balcon
  •  Et puis ça détend!

C’est un truc de malade; mais gratter la terre, défoncer les mottes à grands coups de bèche, couper avec un sécateur ou repiquer des bébés salades doit augmenter ma production d’endorphine. Toutes ces odeurs, ces bruits, et ces matières sont apaisantes. La gestion du potager demande de l’attention et permet de focaliser nos pensées comme le ferait de la relaxation voir de la médiation en concentrant toute notre énergie neuronale sur un point.

La detente est dans le potager
La détente est dans le potager
  • Avec un potager, on bouffe bien

Bon, moi pas encore ! Parce qu’avec 3 courgettes et 4 salades en un mois, on ne peut pas dire que je m’autosuffise. Mais au moins, je suis sûre qu’elles sont VRAIMENT BIO mes courgettes. Et je découvre que la salade peut avoir un VRAI goût. Bon j’exagère un peu. J’ai toujours aimé bien manger mais le goût n’est vraiment pas le même que les légumes qu’on trouve sur les marchés.

  • Ca fait faire du sport

Oui oui, je vous jure ! Bon c’est pas une heure de cardio non plus mais c’est toujours mieux que de s’affaler dans le canapé. Porter des cagettes, soulever des cailloux, frapper le sol, tirer de tuyau d’arrosage… Tout ça pendant une heure : ça doit bien faire au moins 150 calories.

  • L’instinct maternelle du potager.

Sentiment étrange assez proche de la maternité. De la graine à l’assiette, cette petite tomate ne serait rien sans vous. Sans votre amour, votre temps, votre patience et vos soins… Alors quelle meilleure source d’autosatisfaction que de recevoir des amis et de leur dire : « C’est moi qui l’ai fait ! »

C'est moi qui l'ai fait
C’est moi qui l’ai fait
  • Le potager : sujet dans les diners?

Le potager c’est un peu comme la météo ou les enfants. Ça fait partie des sujets de conversation que tu peux aborder dans un diner quand tu es placé à cote d’un type qui n’a rien à voir avec toi. Avec un peu de chance il partage comme 17 millions de Français ton goût pour le potager et tu pourras débattre permaculture pendant une heure. Il pourra également de prodiguer des conseils utiles et respectivement. Et aussi incroyable que cela puisse paraitre, tu auras passé une bonne soirée qui aurait été pourrie autrement. Ça t’a même un peu ouvert l’esprit et le cœur sur autrui.

  • On bronze bien dans un potager

Alors si comme moi tu déteste l’idée de griller sur une serviette pendant des heures et que la seule vue d’une plage te fait flipper, voilà ta solution. En maillot de bain dans le jardin, un coup penché, un coup à quatre pates, un coup debout, un coup de face, un coup de côté…je t’assure qu’après 3 jours à jardiner, tu seras dorée à en faire pâlir les plus belles instagrameuses.

  • Ca aide même à se tirer dans les moments complexes.

Qui n’a pas rêvé secrètement de trouver LA bonne excuse pour se carapater au moment des bains des enfants ou de la préparation des repas????

Exemple (voix suave) : « Mon cœur, j’ai oublié d’arroser et il faut arroser le soir tu le sais bien. Je n’ai pas le choix, on peut pas perdre tout ce travail. J’en ai pour une petite demi-heure (+ ou – selon la taille du potager ». Attention car cette astuce peut également marcher pour l’autre. Il faut être le premier à dégainer.

  • Ça occupe sainement les enfants

Je veux dire qu’il vaut mieux passer deux heures à virer les cailloux de la parcelle façon Dalton  qu’à chasser des Pokemons ou geeker sur mon téléphone. Alors je les mets à contribution et j’en profite pour tenter de leur inculquer les vraies valeurs comme aider leur mère adorée chérie d’amour, respecter la nature, être patients, aimer le travail, demeurer persévérants….ouai bon j’abuse un peu.

Les freres Dalton
Les frères Dalton

 

Alors convaincus ????

Vous verrez!  C’est bientôt vous qui inonderez vos réseaux sociaux de tomates et de courgettes.

Famille recomposéé

Famille recomposée: J-7

J-7 avant l’aventure de la famille recomposée

Dans une semaine, on recompose. Dans une semaine, c’est le grand jour. Le grand saut vers l’inconnu. Dans une semaine, on déménage et on devient officiellement une famille recomposée.

J’ai du mal à réaliser que dans 7 jours, je vais m’installer avec toute la tribu dans notre nouvelle maison à la campagne. Disons qu’entre le boulot, la gestion des enfants en mode maman solo, la préparation des cartons, le succès incroyable de mon blog (NDLR: si si je vous assure !), j’ai du mal à trouver le temps pour me poser des questions existentielles.

Le stress de la recomposition familiale

Et pourtant. Mes dernières nuits plutôt agitées me renseignent sur mon taux de cortisol croissant. Le stress est bel et bien là tapis dans l’ombre…

Stressée ? Moi ? Pourquoi ? Jamais !

Je veux dire, ce n’est pas comme si c’était dans ma nature ! En vérité, je vous le dis, tout le monde sait que je suis une anxieuse chronique. Mais là j’estime avoir de bonnes raisons. Qui n’a pas un peu stressé à la veille d’écrire une nouvelle page de sa vie? Qui n’a pas ressenti quelques sueurs nocturnes à la veille de se lancer dans la fabuleuse aventure de la famille recomposée.

Mais soyons précis et prenons du recul pour analyser objectivement mes craintes :

C’est peut-être parce que finalement, aller vivre à la campagne, je le sens moyen:

Passer d’un super appartement de centre-ville à une maison à 30 km de tout bar à vin potable, ça risque d’être crispant pour l’ex parisienne que je suis.

J’aime la campagne et la nature. Je me réjouis d’acquérir quelques poules, de me lancer en apiculture amateur, de conceptualiser un potager ou d’avoir un trampoline dans le jardin.

Mais le concept de charger mon caddie pour la semaine à l’Hyper Hyper gros du coin, de ne pas pouvoir aller acheter ma baguette à pied ou encore de devoir prendre la voiture pour aller au cinéma, ça me parait insurmontable.

Alors, oui, je sais ! A vos yeux, je suis une bobo parisienne. Mais bon ! Demandez à un provençal pure souche si il serait prêt à vivre dans un 30m2 et à prendre le métro tous les jours. C’est une question d’habitude…de mode de vie. On ne se refait pas et nos conditionnements ont la dent dure.

C’est peut-être parce que je réalise que gérer cinq enfants, c’est plus tout à fait deux:

J’aime mes enfants plus que tout et pourrai passer des heures à les observer grandir, rire, vivre… Mais de préférence en silence!

Mes enfants n’ont rien à voir avec ceux d’Instagram. Bien sur, ils sont encore plus beau ! Mais question volume sonore et energie, ils se posent là. Je dirai que je manque trop souvent cruellement de patience et il m’arrive de peter un câble (intérieurement) bien trop souvent.

Alors quand je me projette avec le bruit d’un seul fois 5, la cuisine fois 5, la rébellion fois 5, les « c’est trop nul !» fois 5, les douches fois 5 et « allez steplait… ! » fois 5 : j’avoue je flippe. Mais bon, nous serons deux et au calme dans notre petite bourgade une semaine sur deux. C’est l’avantage des familles recomposées!

C’est peux être parce que j’ai déjà raté une fois

On ne s’engage pas dans une famille recomposée comme on s’engage dans son premier mariage à 25 ans.

A bientôt 40 ans, on sait !

On sait que ça va pas être tout rose, on sait qu’il y aura des embuches, on sait que dés fois on aura envie de tout quitter. On sait surtout que ça peu foirer…encore une fois. On ne s’engage plus la fleur au fusil. Même si on a des étoiles dans les yeux, on envisage toute les hypothèses et les plans B en cas de fin.

Et on a peur, beaucoup plus que la première fois. On a peur de l’échec car on le sait possible. On a peur de faire subir une nouvelle séparation à nos enfants, ou de connaitre encore une fois la mélancolie du désamour. Bref, on sait ou l’on met les pieds.

Peux être parce que finalement j’aime bien aussi ma solitude:

Celle solitude de maman solo qui me pesait, j’ai fini par l’apprivoiser au fil des mois et des années. J’ai peur aujourd’hui que cette solitude me manque.

Le besoin de silence, la liberté de ne pas s’épiler, de manger de la crème de marron dans mon lit, d’écrire mon blog sans devoir parler à personne… Tant de moments dont j’ai peur de manquer. Je ne veux pas non plus perdre cette tendre complicité avec mes enfants. Notre trio infernal rigolait bien quand même. Je vais tellement regretter nos petits secrets du jeudi soir.

Bref, la liste est longue mais toutes ces craintes sont balayées par l’immense bonheur que je ressens de me lancer, de nous lancer, dans cette fabuleuse aventure de la famille recomposée.

 

Comment font les mères parfaites?

Comment font les mères parfaites?

IL est 21H04 et j’ouvre enfin mon application WordPress pour venir partager un petit quelque chose avec vous.

Mais je regarde autour de moi et je me demande comment font les « autres »…, les mères parfaites.

Mon appartement ressemble à une déchèterie:

  • La litière du chat occupe environ 3 m2 alors que le bac doit avoisiner les 80 cm2.
  • Le chat – encore lui – a vomi et je dois encore nettoyer
  • Ma table de salon est jonchée de : sac à main d’Automne, dessins de Gaspard, catalogue de cuisine pour la nouvelle maison, mon verre de vin, mes lunettes de soleil, la carte de « joyeuse Pâques » de l’école, mon foulard, un câble d’I Phone, le déodorant de Samuel et encore une petite vingtaine de trucs qui n’ont rien à foutre ici.
  • Ma table basse est surplombée d’un superbe bouquet de renoncule mais c’est vraiment de seul truc présent sur ma table basse par choix.
  • Une salle de bain en travaux et une autre dans un état proche des égouts de Paris un jour d’inondation.
  • Seule satisfaction: j’ai réussi à lancer le lave vaisselle et à laver du linge.

PFFFF

Mes enfants ne dorment toujours pas! « Maman viens voir! »; « Quoi? »; « Pour mon anniversaire je veux ca et ca et ca et encore ca »; « Putain il est 21H15! »… Evidement j’ai pas mis le Putain.

Comment font celles dont les maisons sont propres et rangées? Comment font celles dont les enfants sont couchés à 8H30 sans histoire? Comment font celles qui réussissent à récupérer leur enfants à 16H30? A faire les devoirs? A cuisiner des petits plats frais et Bio? A Prôner l’éducation positive sans jamais hurler?  Je suis vaincue. Je n’y arrive pas alors que j’ai l’impression d’en faire déjà beaucoup.

Un jour j’y arriverai

Peut être…